ACTUALITES

Annelyse Chevalier ouvre la séance à 18h15.
29 personnes étaient présentes, 5 étaient excusées, 2 avaient donné procuration.
En préambule, mot de bienvenue et remerciement, au public et au directeur du Parc, hommage « aux anciens » qui ont beaucoup, et longtemps, œuvré au sein du Comité de Soutien : Vivette Clary, Josiane Bégard, Nadine Rochat, qui nous assurent toutes de leur soutien. Hommage également à Louis Borel qui nous a quittés cet été, qui fut lui aussi membre fondateur de ce comité.
Le Comité de Soutien est en sommeil depuis 2019, il n’y a donc pas de rapport d’activités.

Rôle du Comité de Soutien 
Révision de la Charte 2026 2041
Les membres du CS sont engagés à participer aux 5 commissions qui travaillent à la nouvelle charte (2 membres par commission) : Agriculture et élevages / Préservation et gestion de l’eau et des milieux naturels / Développement économique et tourisme durable / Patrimoine, culture et traditions / Participation citoyenne et sensibilisation.
Le CS vérifie le bien-fondé de la charte par rapport au maintien des espaces naturels et des activités humaines.

Information, éducation :
Les membres du CS observent le territoire et font remonter les informations vers les techniciens du PNRC.
Ils peuvent informer les visiteurs, participer à des actions pédagogiques à destination des enfants.
Culture :
Les membres du CS ont un rôle dans la transmission de la culture locale (indissociable du volet environnemental). Relancer « les Amis du Musée » ?

Intervention de Bernard Arsac, président de la Fondation :
Il remercie le CS de sa remise en route qui permettra à la Fondation de reprendre son travail au service du PNRC dès que Madame la sous-préfète donnera l’impulsion.
Il rappelle que la Fondation fonctionne jusqu’en 1998, date à laquelle la représentation est élargie des propriétaires aux habitants, ce qui réduit la part de l’Etat dans les prises de décisions. D’où les différents statuts (GIP, Syndicat Mixte) retoqués par le Conseil d’Etat.
En 2009, le ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo initie la loi qui transfère :
La rédaction de la charte au Syndicat mixte
Les biens muséaux au Syndicat mixte
(Estelle Rouquette précisera que les biens muséaux acquis avant 2003 restent propriété de la Fondation, ceux acquis après 2003 appartiennent au Syndicat mixte)
Les biens fonciers au Conservatoire du littoral (en laissant à la Fondation Ginès et Saint- Germain)
Depuis, la Fondation participe à la rédaction de la charte, aide parfois financièrement le Musée grâce aux loyers qu’elle encaisse et veille sur ses biens.

Intervention d’Estelle Rouquette, conservateur du Musée de la Camargue :
Comment le CS peut-il aider le PNRC ?
En collaborant à l’écriture de la charte : c’est un projet de territoire écrit par l’Etat, la Région, le département, les communes ET les habitants, les acteurs, les sympathisants de la Camargue.
En s’associant à la vie du Musée de la Camargue : c’est un écomusée (créé en 1978), c’est-à-dire que les populations et les problématiques actuelles doivent y être représentées, c’est un lieu de partage des connaissances.
Concrètement : répondre à des enquêtes, bénévolat, collecte de fond

Intervention de Chistophe Fontfreyde, directeur du PNRC :
Le PNRC étant devenu un établissement public, il est moins libre qu’une association (type Fondation). Il a besoin de la participation du CS car il représente la diversité de la Camargue qui fait sa force et car il peut fédérer des actions collectives : c’est quand les camarguais ont fait bloc qu’ils ont obtenu ce qu’ils voulaient.
Concrètement : le PNRC gère 10000 ha d’espace naturel en partie ouvert au public, qu’il faut cadrer. Les membres du CS peuvent accompagner le permanent du PNRC.et participer à des actions comme plantation de haies, veille des frelons…
Christophe Fontfreyde propose une session de travail pour les membres du CS.
Annelyse Chevalier rappelle les limites du bénévolat. On pourrait proposer une contrepartie à La Palissade comme le fait la Réserve au Phare de la Gachole.
François Roux demande s’il y a un volet économique à la charte.
Christophe Fontfreyde trouve que le volet économique n’est pas assez pris en compte et demande à F. Roux de venir en parler en réunion charte.
Tous les deux sont d’accord : les idées évoquées, le projet de charte ne peuvent marcher que s’ils sont « rentables


Bilan financier par Marie Arnaudet
Le CS pourra payer la modernisation du dépliant. Le compte HELLO-ASSO est réactivé . L’IBAN du CS sera transmis pour d’éventuelles cotisations par virement bancaire.
Nous prévoyons une lettre d’info.
Attention : pour tout courrier postal au PNRC, préciser le numéro du chemin dans l’adresse : n° 6895

Actions à mener en 2026

Contournement autoroutier : pas de position officielle du CS. Les adhérents peuvent contribuer à l’enquête publique en mairie d’Arles.

Pont de Barcarin : le directeur du Parc précise il y a déjà un article dans la charte en cours qui dicte les conditions qui pourraient le rendre acceptable. Cet article a servi pour l’enquête publique organisée par le CD13.


Cabane et église de Barcarin : le dernier tronçon de la réfection des digues du Rhône doit noyer la cabane. On aurait pu la déplacer mais impossible de trouver un terrain public convenable. D’après Franck Hémery, elle est maintenant en trop mauvais état. C’est à peu près pareil pour la chapelle qui est pillée. Il manque un complément de subvention pour la réparer, qu’il semble que la Ville d’Arles ne cherche pas à obtenir.
Le directeur suggère de rattacher ce sujet au chemin de pèlerinage de Marie-Madeleine qui passe par Salin de Giraud. Martine Guillot, présidente de l’association des Saintes et Saints de Provence, souligne que pour obtenir des subventions il faut monter un projet multifonction : gîte d’étape + résidence d’artiste / muséologie + pédagogie…

Salinité : Jean-Pierre Clauzel, manadier, qui a assisté au « Faux procès du sel » évoque le problème de la salinité du Vaccarès.
Jacques Ramin, agriculteur en Camargue Gardoise, évoque la gestion de l’eau dans son secteur : la Camargue se sale à cause d’une erreur d’organisation du réseau qui fait que l’eau douce (payante) est rejetée à la mer et que l’eau salée (que les Salins ne paient pas) est stockée en basse Camargue.
Contrairement aux ASA des Bouches-du-Rhône, la lutte contre la salinisation est stipulée dans les statuts des ASA du Gard.
Christophe Fontfreyde souligne que les deux priorités du PNRC en 2025 ont été la charte et la salinisation. Il évoque le soutien du PNRC aux riziculteurs des Bouches du Rhône pour qu’ils continuent d’être exonérés de la taxe sur l’eau pompée pour service rendu à la biodiversité. L’Etat refuse l’exception…

Projets de classement à l’UNESCO
Il existe deux projets qui se complètent. La Camargue est inscrite sur la liste indicative de l’UNESCO depuis 20 ans sans qu’aucun projet n’ait été porté jusqu’en 2023.

  1. La Camargue à l’UNESCO : présenté par la vice-présidente de l’association Véronique Jullian.
    Patrimoine naturel et héritage humain. Camargue géomorphologique (Bouches du Rhône et Gard). Dix communes, départements, région Occitanie (région Sud en attente d’accord), agriculteurs. Début novembre 2025, la demande a été déposée pour reconnaissance au titre du patrimoine exceptionnel de l’humanité. Ils se sont prononcés contre la ligne à THT et ont contribué à l’enquête publique sur le contournement autoroutier en insistant sur l’effet cumulatif des projets tels que routes, pont, offshore…
  2. « Gens de bouvine » : présenté par le président de l’association Jacques Mailhan.
    Un premier projet pour protéger la course camarguaise a été retoqué. Il a été élargi aux savoir-faire autour de la bouvine : gestes techniques, dynamiques écologiques liés à l’élevage bovin et équins dans les deltas. Concerne les Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault.
    Les régions Sud et Occitanie, les villes et villages taurins adhèrent.
    Ils sont en lien avec la Marema en Italie et l’Espagne.
    Christophe Fontfreyde rappelle que l’équitation de travail de tradition française est inscrite à l’UNESCO et que le cheval Camargue est dans le dispositif.

La séance est levée à 20 h et suivie du verre de l’amitié.
Le Comité de Soutien, fort des interventions de qualité qui ont nourri les débats et de la bonne volonté affichée de chacun des participants, se remet donc en selle pour servir les intérêts de la Camargue, de tous ses acteurs et du PNRC.